Le Théorème d’Helmut Schmidt

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Un abus de langage consiste à énoncer tel quel le théorème économique de l'ancien chancelier allemand, Helmut Schmidt qui explique que « les profits d'aujourd'hui sont les investissements de demain et les emplois d'après-demain ». A entendre ce dernier, on comprend immédiatement qu'une politique de l'emploi efficace consiste à aider les entreprises, car ce sont sont elles qui, quand elles sont en bonne santé et font des profits, investissent et créent ainsi de l'emploi et des richesses. On peut aisément adhérer à ce cercle vertueux. Le problème est que si ce théorème était valable dans les années 70 et au début des

Mot-derato : La « fraude sociale »

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Un abus de langage consiste à concevoir la « fraude sociale » du seul point de vue de la fraude aux prestations sociales. Nous avons tous été confrontés à un interlocuteur se plaignant de payer trop d'impôts, qu'il imagine à coup sûr finir dans les poches de familles nombreuses, sans doute étrangères, et fraudant évidemment les allocations. Nous avons tous en tête ces couvertures de magazines consacrées aux fraudeurs aux prestations sociales accusés de mettre en péril l'équilibre de nos comptes publics. L'interlocuteur ou le magazine en question en profitent souvent, pour prôner ensuite la réduction

Mot-derato : La compétitivité

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Un abus de langage consiste à ne concevoir la compétitivité que comme une notion passant par la réduction des droits du salarié et un passage à l'acide du code du travail. Ainsi, la conception libérale et liberticide de la compétitivité estime que pour relancer l'économie française et européenne, il faut diminuer les salaires et les droits des salariés, reporter l'âge de la retraite de 3 mois tous les ans, avoir des semaines de travail plus longues, et, en somme, travailler plus pour vivre moins bien. En tant que socialistes, nous pouvons, tout d'abord, nous poser la question de la

Charges ou cotisations?

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Un abus de langage savamment orchestré par la droite et malheureusement adopté par bon nombre d'hommes politiques de gauche consiste à substituer le terme « cotisations sociales » par le terme « charges sociales ». A entendre ce dernier, on comprend tout de suite son aspect péjoratif, et ses conséquences pesantes, pénibles, désagréables et donc à éviter, ce qui conduit tout droit l'interlocuteur parlant de charges à demander un peu plus tard de les réduire considérablement, voire de les supprimer. Mais à y regarder de plus près, force est de constater que loin d'être des charges pour le citoyen et/ou la société, les cotisations sociales, qu'elles

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