Table ronde « Ecole et égalité(s) entre les territoires »

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Affiche-table-ronde-du-sameFédération du Parti Socialiste de la Charente-Maritime

Commission Education

Groupe de travail « l’Ecole et l’enjeu de l’Egalité entre les territoires »

 

 

L’égalité des conditions d’enseignement pour tous les élèves est l’objectif qui doit animer les socialistes car l’Ecole est le creuset de la nation. Mais l’état des lieux  dressé par la commission Education (à la suite de ses recherches, de ses enquêtes, de la table ronde organisée le 1er juin 2013) et remis à la fédération le 30 septembre dernier est sans ambiguïté pour le premier degré, sur le territoire national comme dans notre département :

–       Les efforts et capacités d’investissement, tant pour les locaux que pour le gros matériel, faits par les communes sont extrêmement variables. Certaines écoles sont dans un état qui devrait faire honte à la République ;

–       Les budgets de fonctionnement par élève varient de 1 à 10 selon les écoles sur le territoire national, de 1 à 5 en Charente-Maritime, de 1 à 3 sur la CDA de La Rochelle.

–       Certains secteurs géographiques peinent à fixer les enseignants et les directeurs d’école. Il en va ainsi dans l’est et le sud du département où le « turn-over » est devenu la règle dans des écoles organisées en regroupements pédagogiques dispersés dont plus de 2 écoles sur 3 sont des structures à une ou deux classes (arrondissement de Jonzac).

 

Pour autant, des solutions existent, des initiatives ont été portées par des élus locaux qui ont parfois mis deux à trois ans à convaincre leurs homologues du bien fondé des propositions qu’ils faisaient. A l’épreuve du temps, ces décisions se sont révélées gagnantes et méritent d’être diffusées auprès de tous les élus locaux que l’avenir de leurs écoles et la baisse programmée des dotations de l’état inquiètent à juste titre.

 

La commission Education se propose ainsi d’intégrer ces réponses de terrain au sein de la deuxième partie de son travail, « pistes et solutions proposées » dans laquelle trois niveaux semblent se dessiner :

 

Au niveau de chaque intercommunalité :

–       Dresser un état des lieux objectif des moyens mis à disposition des différentes écoles (dotations de fonctionnement, investissements, sorties scolaires et classes de découverte, agents municipaux intervenant dans les écoles…) afin d’évaluer l’amplitude des inégalités et engager un débat pour décider de ce qui pourrait être mutualisé (pris en charge par la CDC ou la CDA) afin d’assurer l’équité entre les établissements scolaires.

 –       Remettre à plat la question des RPI (actuellement très majoritairement dispersés dans l’est et le sud du département) pour constituer des regroupements concentrés d’au moins 4 classes.

 

Au niveau du conseil général voire du conseil régional (dans l’hypothèse de la disparition du premier) :

–       Réorienter les subventions aujourd’hui à destination des petites écoles rurales de 1 à 3 classes pour les affecter à une aide aux intercommunalités souhaitant s’engager dans la construction ou la réhabilitation de pôles scolaires à taille humaine (RPI concentrés).

 

Au niveau national (débat au parlement, proposition de loi) :

–       Définir pour toutes les écoles un état des services et prestations attendus dans le cadre périscolaire.

 

–       Définir un cadre recensant l’intégralité des moyens nécessaires au bon fonctionnement des missions de l’école.

 

–       Repréciser les nouvelles responsabilités et la répartition des charges en matière éducative entre l’État, les intercommunalités, les communes notamment en terme de financements de nouvelles activités pédagogiques et d’actions éducatives périscolaires.

 

 

Pour discuter de ces propositions, une table ronde se déroulera le samedi 14 juin,

de 10 h à 12 h 30, à Saint-Jean-d’Angély.

 

Tous les élus et militants que ces questions intéressent y sont naturellement invités pour échanger avec les intervenants :

 

–          Suzanne TALLARD, députée de la 2ème circonscription de Charente-Maritime ;

–          Jacques ROUX , maire de la Croix-Comtesse et ancien président de la CDC de Loulay qui a, de 2001 à 2007, mené une politique active en faveur des RPI concentrés, expérience relatée dans l’état des lieux ;

–          Christian BRUNIER, maire du Thou, conseiller général du canton d’Aigrefeuille d’Aunis, ancien président de la CDC de la Plaine d’Aunis ;

–          Thierry JULLIEN, conseiller général de Montlieu-la-Garde ;

–          Christine COUSIN, représentante CFDT, directrice d’école à Angoulins et maîtresse-formatrice, militante du PS, membre de la commission Education dont l’expertise sur les questions d’école, notamment rurale, est précieuse.

D’ici là, nous remercions vivement par avance tous les élus qui souhaiteraient partager en amont leurs réflexions et/ou leurs actions en faveur de l’égalité entre les territoires éducatifs de la Charente-Maritime de se faire connaître auprès de la fédération et de la commission Education : fede17@parti-socialiste.fr

 

 

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