Conférence de presse de Anne-Laure Jaumouillié, Mickaël Vallet, Maxime Bono et Daniel Groscolas .

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A deux jours de l’ouverture de l’Université du Parti Socialiste 2013, une conférence de presse a eu lieu hier mardi 20 Août pour présenter cette nouvelle édition de l’université où vont débattre militants de toutes les régions, élus locaux et nationaux et bien sûr bon nombre de ministres du gouvernement de Jean-Marc Ayrault.

 

Voici le compte rendu du journal Sud Ouest:

Université d’été du Parti socialiste : haro sur l’extrême droite, les ministres répondent aux élus

Cette année, les socialistes vont notamment se mobiliser contre l’extrême droite.

Les socialistes charentais-maritime ont annoncé la tenue de réunions entre les ministres et les élus locaux. (Photo dominique jullian)


« Sud Ouest ». En tant que premier fédéral, c’est la première fois que vous organisez cette université d’été, quel est votre sentiment ?

Mickaël Vallet. C’est l’occasion de participer très concrètement à un événement politique d’ampleur nationale pour lequel les questions de logistiques ne sont pas secondaires. C’est aussi l’occasion pour nous de montrer qu’au-delà des vicissitudes l’an passé, l’essentiel reste le militantisme au quotidien et la permanence d’organisation de rendez-vous aussi important que celui-ci.

Après les divisions liées à la campagne des législatives à La Rochelle suivie de la défaite de Ségolène Royal, l’ambiance est-elle apaisée désormais ?

J’ai toujours dit que le travail de reconstruction serait un travail de longue haleine et qu’il ne se mesurait pas dans les déclarations des uns et des autres, y compris les miennes. Mais dans le travail que nous menons au quotidien et que nous poursuivrons jusqu’à la fin de la mandature fédérale.

Quoi par exemple ?

Ce qui ne se voit pas. Mais qui est fondamental. Pour moi le plus important reste la formation des militants et le combat culturel que nous devons mener contre les revanchards de 2012. Organiser des débats sur l’abstention, c’est plus important que des questions d’investiture.

Qu’attendez-vous de cette université d’été ?

C’est l’occasion de mettre en pratique ce qui à mon sens doit être notre priorité dans les circonstances actuelles. Il y aura une forte offensive contre l’extrême droite. Au-delà de questions simplement électorales, la nouvelle posture prise par la droite, nous oblige à mener un combat culturel. La Manif pour tous a révélé une mutation de la droite contre laquelle nous devons nous armer (1). Avoir gagné les élections et en gagner d’autres ne suffit pas.

Vous parliez des investitures… Importantes tout de même. À La Rochelle, pour les municipales, Jean-François Fountaine et Anne-Laure Jaumouillié, sont candidats, qui soutenez-vous ?

Je me bornerai à rappeler la règle, à savoir le vote de la section PS et ensuite la décision du bureau national.

Oui, mais cette règle est valable pour Rochefort, pourtant là vous soutenez André Bonnin alors que Rémi Letrou est aussi candidat ?

Oui car nous avons perdu l’occasion de régler cette question plus tôt début juin (2) et qu’à Rochefort la droite est en embuscade. La configuration rochelaise est différente. Donc, je soutiens en effet la candidature d’André Bonnin à Rochefort.

Et à Saintes ?

Le bilan de la majorité sortante est bon et c’est celui de tous les socialistes. La bataille à mener doit être celle de tous les socialistes avec leurs partenaires.

Certains militants, comme notamment le secrétaire de la section de l’île de Ré, Alain Renaldini, disent qu’ils ne viendront pas à l’université. Ils estiment qu’on attend d’eux qu’ils fassent la claque au gouvernement. Qu’en pensez-vous ?

Le PS ne demande à personne de faire la claque. Mais tout le monde devrait vouloir œuvrer pour la réussite de nos idées. C’est ma vision des choses. Que les opinions divergent sur la façon de faire est une question aussi ancienne que la question du socialisme au pouvoir. Blum l’a très bien analysé dans son discours de 1946.

 

Lors de la traditionnelle conférence de presse hier à la fédération du Parti socialiste, Daniel Groscolas, maire de L’Houmeau et président de l’Union des élus socialistes et républicains, était présent.

Il a rappelé que pendant 48 heures, à compter d’aujourd’hui, ces élus (parlementaires, maires de grandes et petites villes, etc) vont participer à des ateliers, chacun animé par un ministre. C’est une première.Les ministres pourront expliquer leur action et les élus (600 sont inscrits) faire valoir leurs points de vue. Une quinzaine de thèmes seront abordés.

Maxime Bono (dont ce sera la dernière université en tant que maire) a évoqué le premier bilan correspondant à un an de quinquennat devant être fait ainsi que la nécessité de préparer les prochaines échéances électorales. Il a insisté sur la tenue de l’Assemblée des femmes avec Yvette Roudy dès aujourd’hui. Et souligné l’importance des débats visant à lutter contre l’extrême droite. « Le combat politique, c’est souvent un combat de mots et celui qui impose ses mots, impose aussi ses idées », dit-il.

Quant à Anne-Laure Jaumouillié (candidate à l’investiture à La Rochelle pour les municipales), secrétaire fédérale à la coordination, elle a considéré le travail des militants, presque une centaine qui s’investissent dans l’organisation. « Cela leur fait plaisir de participer aux débats, etc. Cette université, ce n’est pas uniquement l’appareil parisien qui descend… »Jeudi soir, à la fédération, c’est le pot d’accueil. Avec des ministres. Pas comme l’an dernier. Comme autrefois. « Dorénavant, ce sera comme d’habitude », a plaisanté Maxime Bono.

(1) Pour la première fois, une séance plénière est organisée sur le thème Faire gagner la démocratie contre l’extrême droite, samedi à 11 h 15, avec notamment Manuel Valls.

(2) Il aurait été possible d’organiser un vote des militants dès juin. Une dérogation avait été obtenue. Mais Rémi Letrou voulait que des militants, récemment inscrits, participent. Ce n’était pas possible.

VONT-ILS PARLER ?
Mickaël Vallet, premier fédéral et Maxime Bono s’exprimeront lors de l’ouverture de l’université. En revanche, il n’était pas prévu qu’ils le fassent pour la clôture. Or, c’est une tradition. Certes, l’an dernier, le premier fédéral intérimaire, Emmanuel Arcobelli, proche d’Olivier Falorni, n’avait pas été invité à prendre la parole. Mais les circonstances étaient particulières.Finalement, selon Valérie Rabault, secrétaire nationale aux universités d’été, en « principe », il pourrait y avoir un petit aménagement pour la clôture. Et cela, pour revenir « à une normalisation » et à « un retour à des bonnes pratiques ».
Recueillis par Marie-Claude Aristégui

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